TV Les grands galas américains

TV LES GRANDS GALAS AMÉRICAINS

Ed Sullivan Show - Dimanche 10 janvier 1960

L'émission diffusée le 10 janvier 1960 illustre parfaitement la formule magique de ce rendez-vous culte du dimanche soir : un grand écart culturel total, mélangeant idoles des adolescents, vedettes de variété traditionnelle et haute culture d'opéra.

  • Frankie Avalon : Véritable icône de la jeunesse et "teen idol" de l'époque, il y interprète notamment son immense tube Why, qui était alors au sommet des charts américains.
  • Pat Boone : Une autre immense star de la chanson pop traditionnelle et rassurante des années 50/60. Ce soir-là, il livre une performance remarquée en chantant Days of Wine and Roses.
  • Earl Grant : Le talentueux pianiste et organiste de jazz apporte sa virtuosité instrumentale au show en jouant une version endiablée de Cumana ainsi que le standard Birth of the Blues.
  • Birgit Nilsson a interprété deux morceaux très différents ce soir-là, illustrant à la fois ses racines et son immense talent d'icône de l'opéra :
    1. L'air « Vissi d'arte » extrait de Tosca de Giacomo Puccini, où elle a ébloui le public par sa puissance dramatique.
    2. La chanson folklorique suédoise « When I Was Seventeen » (När jag var sjutton år), qui apportait une touche plus intime et traditionnelle.
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The Perry Como Show - Mercredi 3 février 1960

L'émission diffusée le 3 février 1960 était le 17ᵉ épisode de la douzième saison du célèbre show de variétés de Perry Como. À cette époque précise, le programme avait été rebaptisé "Perry Como's Kraft Music Hall" (diffusé sur la chaîne NBC le mercredi soir de 21h à 22h, heure de l'Est).

L'atout majeur de cette soirée était la présence de la soprano suédoise Birgit Nilsson, véritable phénomène de l'époque qui venait tout juste de triompher au Metropolitan Opera de New York dans des rôles wagnériens. La presse (notamment le magazine TIME) s'était amusée à souligner qu'elle se retrouvait là dans une « compagnie résolument non-opératique ».Le plateau était partagé avec trois autres artistes féminines de talent :

  • Kaye Ballard : Actrice, chanteuse et comédienne au style excentrique (future star de la série The Mothers-in-Law).
  • Jaye P. Morgan : Une chanteuse de pop traditionnelle et de jazz très populaire dans les années 50 et 60.
  • Carol Haney : Une danseuse et chorégraphe accomplie (notamment connue pour son rôle à Broadway dans The Pajama Game).

Birgit Nilsson a marqué les esprits en interprétant le grand air d'Elisabeth, « Dich, teure Halle » (« Salut à toi, noble demeure »), extrait de l'acte II de l'opéra Tannhäuser de Richard Wagner.

Le moment le plus mémorable et amusant de la soirée est cependant venu ensuite, lorsque Perry Como a brisé la solennité de l'opéra. Pour jouer sur le contraste de leurs deux univers, il a partagé un duo mémorable avec la diva : ils ont chanté ensemble « I Got Rhythm » de George Gershwin, mêlant le flegme pop de Como à la technique opératique monumentale de Nilsson.

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Ed Sullivan Show - Dimanche 27 novembre 1960



La performance de Birgit Nilsson

Loin des rôles wagnériens héroïques et puissants dans lesquels le public américain l'adulait au Met, Birgit Nilsson choisit de montrer une facette beaucoup plus douce, lyrique et intimiste de son talent en interprétant :

  • O mio babbino caro : Le célébrissime air extrait de l'opéra Gianni Schicchi de Giacomo Puccini. Ce fut un moment suspendu et d'une immense pureté vocale qui a marqué les mémoires du show.

    • L'émission est très axée sur le raffinement musical et vocal avec deux autres immenses têtes d'affiche :

Les autres invités prestigieux de la soirée :

  • Anna Maria Alberghetti : Cette magnifique soprano et actrice italo-américaine (qui allait triompher sur Broadway quelques mois plus tard dans la comédie musicale Carnival!) livre une grosse performance. Elle chante d'abord le standard I've Got the World on a String, puis enchaîne avec le chef-d'œuvre de Leonard Bernstein, Tonight (issu de West Side Story). Elle propose également un élégant medley rétro (Singin' in the Rain / Isn't This a Lovely Day / Pennies From Heaven).
  • Tony Martin : Ce crooner et acteur américain très populaire apporte la touche "Hollywood classique" et charmeuse à la soirée. Il interprète deux morceaux emblématiques : Stella By Starlight et You Made Me Love You.
  • Le duo Alberghetti / Martin : Pour couronner la soirée, Anna Maria Alberghetti et Tony Martin s'unissent sur scène pour chanter un duo romantique.

En associant la perfection technique de Birgit Nilsson, la fraîcheur théâtrale d'Anna Maria Alberghetti et le style feutré de Tony Martin, Ed Sullivan avait concocté pour ce dimanche de novembre 1960 une programmation résolument haut de gamme, centrée sur l'art vocal sous toutes ses formes.

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The Bell Telephone Hour - Vendredi 31 mars 1961

L'émission de télévision américaine The Bell Telephone Hour diffusée sur la chaîne NBC le 31 mars 1961 était un épisode spécial intitulé « The Signs of Spring » (Les signes du printemps).Conçu comme un hommage musical à la fois à la saison printanière et aux fêtes de Pâques (le 31 mars 1961 étant précisément le jour du Vendredi saint), cet épisode mémorable a été retransmis en couleur à 21h (heure de New York).L'orchestre maison (le Bell Telephone Hour Orchestra & Chorus) était dirigé par son chef attitré, Donald Voorhees. Le spectacle était présenté et animé par l'acteur et chanteur de Broadway John Raitt.

Les artistes et les performances majeures

Le programme réunissait une affiche prestigieuse mêlant opéra, musique folk, comédie et danse :

  • Birgit Nilsson (Soprano) : La légendaire soprano dramatique suédoise a marqué cette émission par deux interprétations sacrées magistrales, parfaitement de circonstance pour le Vendredi saint :
    • Le « Come Unto Him » extrait du Messie de Georg Friedrich Haendel.
    • L'« Inflammatus » tiré du Stabat Mater de Gioachino Rossini, un sommet de virtuosité vocale porté par la puissance de ses aigus.
  • The Brothers Four : Le célèbre groupe de musique folk américain a apporté une touche populaire et printanière à la soirée.
  • Martha Wright : Grande vedette de comédies musicales à Broadway (notamment dans South Pacific et The Sound of Music).
  • Paul Hartman et Tommy Rall : Danseurs et comédiens qui ont assuré les segments chorégraphiques et de ballet pour célébrer le renouveau de la saison.
  • The Schola Cantorum : Un ensemble choral de premier plan venu prêter main-forte aux œuvres sacrées.

Note d'archive : Les prestations de Birgit Nilsson lors de cette soirée du 31 mars 1961 ont été restaurées et publiées par l'éditeur VAI (Video Artists International) dans les collections de DVD/VHS consacrées aux grandes heures de l'opéra à la télévision américaine.

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The Bell Telephone Hour - Jeudi 11 avril 1963

Le 11 avril 1963, Birgit Nilsson était la star d'opéra invitée de l'émission The Bell Telephone Hour sur NBC.Pour cette soirée capturée en couleur, elle a proposé un programme d'une puissance vocale impressionnante, mêlant opéra dramatique et mélodie viennoise sous la direction de Donald Voorhees :

  • Puccini : L'implacable air "In questa reggia" extrait de Turandot, l'un de ses rôles les plus légendaires où ses aigus d'acier faisaient merveille.
  • Wagner : La prière d'Élisabeth "Allmächt'ge Jungfrau" (Sainte Vierge, entends ma prière) à l'acte III de Tannhäuser.
  • Une touche plus légère : La célèbre mélodie viennoise "Wien, du Stadt meiner Träume" (Vienne, ville de mes rêves) de Rudolf Sieczynski.


Le reste du plateau du 11 avril 1963

Fidèle à sa formule d'éclectisme de prestige, l'émission réunissait autour de la soprano d'autres immenses légendes de la musique et de la danse :

  • Harry Belafonte : La superstar de la musique folk et du calypso.
  • Andrés Segovia : Le maître absolu de la guitare classique.
  • Le New York City Ballet : Représenté par ses danseurs étoiles Patricia Wilde, Patricia McBride et Edward Villella.

Un très grand cru de l'émission, qui a heureusement été préservé et que l'on peut retrouver aujourd'hui en vidéo !

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The Bell Telephone Hour - Mardi 17 décembre 1963

Accompagnée par le Bell Telephone Hour Orchestra sous la direction de Donald Voorhees, Birgit Nilsson y a interprété trois grands morceaux du répertoire lyrique :

  • Verdi : La Forza del Destino – l'air « Pace, pace, mio Dio ! »
  • Puccini : Tosca – l'air « Vissi d'arte »
  • Wagner : Götterdämmerung (Le Crépuscule des dieux) – la scène finale de l'immolation, « Grane, mein Ross ! »

Aux côtés de Birgit Nilsson, les principaux invités du 17 décembre 1963 étaient :

  • Steve Lawrence et Eydie Gormé : Ce couple de chanteurs très populaire aux États-Unis (souvent appelés "Steve and Eydie") formait l'un des duos de variété traditionnelle les plus célèbres de l'époque. Ils ont interprété ensemble un pot-pourri (medley) de chansons populaires.
  • Lorin Hollander : Un jeune pianiste virtuose américain (alors âgé de 19 ans). Il a joué un registre classique brillant, notamment le troisième mouvement du Concerto pour piano d'Aram Khatchatourian.
  • Eleanor Powell : L'une des plus grandes stars de la danse et des claquettes de l'âge d'or d'Hollywood.
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The Bell Telephone Hour - Mardi 10 mars 1964

Dans cet épisode, Birgit Nilsson a interprété la scène dramatique de Lady Macbeth dans le Macbeth de Giuseppe Verdi :

  • Le grand air récitatif et aria « Vieni ! t'affretta... » suivi de la cabalette « Or tutti sorgete ».

On y trouvait également :

  • Une performance rare et mémorable du ténor légendaire Nicolai Gedda aux côtés de la soprano Phyllis Curtin. Ils y ont interprété de grands airs d'opéra.
  • Côté danse : Les spectateurs ont pu assister à un numéro du danseur de ballet virtuose Edward Villella (l'une des plus grandes stars du New York City Ballet) accompagné de Patricia McBride.
  • Côté variété / pop de l'époque : La chanteuse et actrice Polly Bergen était également sur scène, apportant une touche plus moderne et théâtrale à la soirée.
  • À la baguette : L'orchestre était dirigé par le chef attitré de l'émission, Donald Voorhees.
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Ed Sullivan Show - Dimanche 7 mars 1965

Au cours de cette soirée qui réunissait le crooner italien Al Martino, la chanteuse pop Petula Clark (qui cartonnait partout dans le monde à ce moment-là avec son tube Downtown), le groupe de rock Les Animals et, côté humour, l'acteur britannique Wilfrid Hyde White, Birgit Nilsson a littéralement conquis le plateau avec deux morceaux :

  1. "In questa reggia" : Le grand air redoutable du deuxième acte de Turandot de Puccini. C'était sa signature absolue hors du répertoire allemand. Elle y a déployé ses contre-uts d'acier légendaires qui ont dû faire vibrer les micros du studio 50 de CBS.
  2. "I Could Have Danced All Night" : Un choix absolument savoureux et un magnifique clin d'œil en coulisses ! Elle a interprété ce classique de la comédie musicale My Fair Lady... sous les yeux de Wilfrid Hyde White (le colonel Pickering du film).

Voir cette immense voix d'opéra s'approprier le répertoire de Broadway avec un sourire radieux reste l'un des moments de croisement culturel les plus mémorables du Ed Sullivan Show.

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Ed Sullivan Show - Dimanche 26 juin 1966

Le 26 juin 1966,  Birgit Nilsson a participé au Ed Sullivan Show. Lors de cette émission, elle a interprété en direct le grand air de Leonora, "Pace, pace, mio Dio", extrait de l'opéra La forza del destino (La Force du destin) de Giuseppe Verdi.

A ses côtés, les principaux invités de la soirée étaient :

  • The Four Tops : Le célèbre groupe de la Motown faisait ce soir-là sa toute première apparition historique dans l'émission. Ils y ont interprété leurs immenses tubes soul, notamment "I Can't Help Myself (Sugar Pie, Honey Bunch)" et "It's the Same Old Song".
  • Jerry Vale : Ce crooner pop italo-américain très populaire à l'époque a assuré la partie variété traditionnelle en chantant "It's Magic" et "The Song Is You".
  • Swingin' Lads : Un groupe vocal/scénique qui a interprété le titre jazz-pop "Sermonette".
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The Bell Telephone Hour - Dimanche 1er janvier 1967

THE BELL TELEPHONE HOUR - FIRST LADIES OF THE OPERA. Film TV de Kirk Browning. This week, showcasing the talents and careers of a swedish dramatic soprano (Birgit Nilsson), an american soprano (Leontyne Price), an australian dramatic coloratura soprano (Joan Sutherland) and an italian lirico-spinto soprano (Renata Tebaldi). The four opera singers discuss the art of the prima donna with host Voorhees and perform their favorite arias, starting with Nilsson, who interprets Wagner's Tannhauser "Dich, teure halle" and Puccini's Turandot "In questa reggia", followed by Price, who sings an aria from Cilea's "Adriana Lecouvreur," and "Pace, Pace, Mio Dio" from "La Forza Del Destino", then Sutherland, who sings the "Bell Song" from "Lakme" and an aria from Luigi and Federico Ricci's "Crispino e la Comare", and concluding with Tebaldi who sings "Voi Lo Sapete" from "Cavalleria Rusticana," and "Suicidio" from "La Gioconda." (Rod Duncan)

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Ed Sullivan Show - Dimanche 21 mai 1967

Birgit Nilsson était accompagnée par l'Orchestre Symphonique de Montréal, sous la direction du chef d'orchestre Wilfrid Pelletier.

Elle y a livré une interprétation magistrale de l'air « In questa reggia », extrait de l'opéra Turandot de Giacomo Puccini — un rôle d'une exigence vocale redoutable qui est resté l'une de ses plus grandes signatures. (VIDEO ci-dessous)

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